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Peratović dal stt k soudu

Thursday, November 22nd, 2007

Tnx Martin & Balkanika

CHORVATSKO

Zhřeb se jetě nezbavil stnů minulosti

Praha/Zhřeb, 22. 11. 2007

Ve stnu kampaně před nedělnmi parlamentnmi volbami se v Chorvatsku odehrv afra připomnajc časy nacionalistickho reimu prezidenta Franjo Tudjmana. Novinř eljko Peratović, kter se zabv objasňovnm vlečnch zločinů, u dva roky bojuje o očitěn svho jmna. Bval f tajn sluby ho spolu s dalmi pěti kolegy nařkl, e je agentem zahraničn rozvědky. Zatmco ostatn se spokojili s omluvou parlamentu, Peratović dal stt k soudu.

Odpověd mu bylo v řjnu tohoto roku zadren v policejn cele na čtyřiadvacet hodin, konfiskace počtačů, mobilnch telefonů a archivu. Byl obviněn, e zveřejnil sttn tajemstv spočvajc ve vystaven tř dokumentů na internet. Dodnes mu odmtaj vrtit čst zařzen, take nemůe pracovat. Postup tajn sluby a policie svědč o tom, e Chorvatsko, usilujc o členstv v EU, m před sebou jetě mnoho reforem a změn.

Podsvět a tajn sluby

Peratović, kterho u před dvěma lety propustili ze sttnho denku Vjesnik, odkrval spojen tajn sluby a podsvět v souvislosti s objasňovnm vlečnch zločinů z 90. let a s ptrnm po Ante Gotovinovi, generlu obviněnm z vlečnch zločinů.

Novinř pr vad prezidentu Stjepanu Mesičovi, pod něho formlně tajn sluby spadaj. A premir Ivo Sanader je se svm Chorvatskm demokratickm společenstvm dědicem nacionalistick politiky 90. let, i kdy stranu zsadně transformoval směrem ke křesťansk demokracii.

“Tajn sluby tu neproly dekomunizac, v tom je problm. Chci svůj přpad dostat a před Evropsk soud pro lidsk prva do trasburku, protoe v Chorvatsku nen mon spravedlnosti doshnout,” řk Peratović. Dl pracuje jako novinř na voln noze, zatčen byl za zveřejněn materilů na svm blogu 45.lines.peratovic.net. Rodinu se dvěma dětmi iv manelka Nada, pracujc jako překladatelka, a pomh i dědictv po Nadině otci, kter il v emigraci a měl ve vcarsku prosperujc firmu.

“Zavřeli mě, protoe si mysleli, e v předvolebn kampani se to ututl,” řk Peratović. Přpadu si ale vimla jak nezvisl chorvatsk mdia, tak i někter evropsk a připomněla, e podobn zastraovn novinřů, i jejich vrady, patřilo k běn praxi nacionalistickch reimů na Balkně.

“Podobn věci se nyn stvaj stle mně často,” řk nicmně Zdenko Duke, mstopředseda Chorvatskho svazu novinřů.

Přprava na EU

Odpůrci chorvatskho členstv v EU ale dostali do rukou důkaz, e Chorvatsko mus jetě urazit dlouhou cestu. Vyjednvn Zhřebu zatm postupuj pomalu, otevřeno je jen 14 ze 35 kapitol, uzavřeny byly dvě. Vět naději m Chorvatsko se vstupem do NATO, kam by mělo dostat pozvnku přt rok na jaře. Jednou z hlavnch vtek Bruselu vůči Zhřebu je korupce a patn stav justice.

Vlda na kritiku EU odpověděla zkonem, kter nařizuje ukončen procesů nejdle do tř let, a u soudů ve Splitu a Pule u je mon sledovat procesy na internetu.

K přpadu obviněnho novinře se ovem vldn řednci s odvolnm na statn tajemstv odmtaj vyjadřovat. Bval ministryně spravedlnosti Vesna kareov-Oboltov, kter chce svědčit ve prospěch novinře, marně ček na zprotěn mlčenlivosti, a naopak sama čel vhrůkm.

Voliči se v neděli rozhodnou nejsp hlavně podle sympati k vůdcům dvou hlavnch sil, Ivo Sanaderovi a novmu fovi opozičn sociln demokracie Zoranu Milanovičovi, kter nahradil v dubnu zesnulho populrnho Ivicu Račana. Ekonomick situace nen patn, ale je třeba dalch reforem. Velkou ztě je napřklad vysok zadluen veřejnch rozpočtů.

Sly obou soupeřů jsou podle průzkumů vyrovnan. To je rys, kter sp svědč o tom, e Chorvatsko se stv normln evropskou zem. Volby v poslednch letech toti zpravidla rozhoduj jen mal rozdly v zskanch hlasech.

Autor: Martin Ehl, Hospodřsk noviny, 22. 11. 2007

La Croatie diverse sur 45 Lines

Monday, November 19th, 2007

Nabucho, merci beaucoup ;)

18.10.2007

Zeljko Peratovic

Un journaliste vient d’tre arrt en Croatie.

Voici l’information que j’ai trouv ce matin (18-10-07) sur le site du “Jutarnji list”.

Peratovic a t arrt pour avoir rvl un secret officiel

Zagreb – L’ancien journaliste du Vjesnik, et actuellement jounaliste indpendant, Zeljko Peratovic, a t arrt hier Zagreb pour tre souponn d’avoir rvl un secret officiel – a confirm le MUP.*

Pour l’instant, il n’est pas trs clair de quel secret il s’agit. Mardi, la police avait demand et obtenu auprs du Tribunal de grande instance un ordre secret pour fouiller l’appartement de Peratovic. Depuis ils l’ont amen un entretien criminel et ce faisant son ordinateur personnel a t confisqu.

Plus tard dans l’aprs-midi, il a t confirm de la part de la police que Peratovic a t formellement arrt, mais sans qu’il y ait eu d’informations officielles sur les raisons de son arrestation. On a fait savoir qu’aprs son entretien criminel il a t accompagn au Centre d’investigation du tribunal de grande instance Zagreb.

Peratovic a publi une grande partie de ses textes sur son propre blog. Il y a crit entre autre au sujet de Fatima Skula**, une femme tmoin sur les crimes de guerre dans la rgion de Gospic, qui avait parl dans ce contexte du vice-prsident du Parlement, Darko Milinovic. Sur son blog, il s’tait galement trs souvent rfr de faon critique aux services secrets croates.

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* MUP (Ministarstvo unutarnjih poslova) : le Ministre de l’intrieur

** La prochaine note sera consacre l’affaire Fatima Skula

18.10.2007

Fatima Skula

Fatima Skula est une femme ayant port des accusations de crimes de guerre avant de se rtracter.

Voici un article qui avait t publi il y a quelques jours sur le site “net.hr” propos de cette affaire.

Fatima Skula, la secrtaire de Tihomir Oreskovic, le chef du Quartier gnral Gospic en 1991, affirme avoir donn sous le chantage et la menace de liquidation la dclaration ayant t divulgue sur You Tube.

S’agissant de l’information divulgue sur le site o elle affirme que Darko Milinovic, l’actuel prsident du Parlement, l’poque mdecin Gospic, avait amen dans un vhicule sanitaire les victimes de crimes de guerre*, elle a dclar qu’elle avait t force de donner une telle dclaration.

Sur You Tube est divulgu un film dans lequel elle accuse Milinovic pour les crimes Gospic, et l’auteur affirme qu’il s’agit du tmoignage de Fatima Skula, l’ancienne secrtaire de Tihomir Oreskovic, le chef du quartier gnral Gospic qui a t condamn 15 annes de prison pour crimes de guerre.

Je rfute fermement la dclaration que Milinovic aurait soi-disant transport les victimes de crimes de guerre, car elle a t donne sous la contrainte et la menace d’limination physique de moi et de mes enfants”, a dclar Skula aux journalistes Gospic.

Des hommes inconnus en tenue de camouflage taient venus chez moi, m’avaient emmene dans une direction inconnue dans une maison prive et m’avaient force donner cette dclaration, et ils m’avaient dit ce que je dois raconter”, a dclar Skula sans prciser quand cela s’tait pass.

“Ce n’est pas une histoire de ma tte, c’est une histoire des cerveaux d’autrui. Je suis venue dire que dans toute l’histoire il n’y a pas de vrit, je m’excuse non seulement envers le Dr Milinovic, mais aussi envers les autres qui sont mentionns dans cette histoire fabrique”, a dclar Skula.

Elle a ajout avoir t scandalise lorsqu’elle a reu un appel d’un parti politique (qu’elle n’a pas rvl) sur l’offre d’une protection personnelle, tant donn, comme elle a dit, qu’elle croit en l’tat croate.

Je crois que je suis protge et qu’aucun danger ne me menace, a dclar Skula en refusant de rpondre aux questions des journalistes.

Le vice-prsident du Parlement, Milinovic, qui se trouvait Gospic au vernissage de l’expostion “L’Automne dans la Lika”, a dclar aux journalistes qu’il avait vu pour la dernire fois Fatima Skula en 1998, lorsqu’il l’avait fait accoucher de sa fille.

Il n’avait jamais plus rencontr Fatima depuis lors, pas mme en 2004, lorsqu’on avait essay, a-t-il dit, “de le placer dans le contexte de criminel de guerre”.

Les accusations sur le compte de Milinovic avaient t publies dans le Feral en 2004.

Comme il l’a dclar Gospic, cette histoire est nouveau lance au moment de la campagne lectorale.

“Je veux dire aujourd’hui que je suis fier, et il me semble que je l’ai fait, d’avoir sauv la vie de madame Fatima Skula et de ses enfants, puisque des hommes en uniforme avaient voulu menacer sa vie”, a dclar Milinovic.

Il a demand au Parquet que soit enfin clairci l’assassinat de Milan Levar**, car “Dieu soit lou que durant ces quatre ans ne soit arriv quelque chose Fatima Skula, depuis que le titre dans le Feral a t publi ce propos, probablement Darko Milinovic aurait-il t celui qui a incit de tels actes”.

Il a ajout qu’il est galement fier de son rle dans la Guerre patriotique, tandis que ceux qui aujourd’hui s’occupent d’activits aussi dtestables, aujourd’hui ne dorment pas en paix, a conclu Darko Milinovic la confrence pour les journalistes Gospic.

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* Inutile de dire qu’ils avaient t amens vers une destination secrte.

** Milan Levar est un croate de la ville de Gospic qui avait rvl en 1998 aux enquteurs du TPIY des crimes commis par des soldats croates sur des civils serbes Gospic en 1991. Il tait considr comme un tmoin potentiel de l’accusation. Il avait galement ensuite donn des interviews la presse croate o il portait des accusations contre les gnraux de l’arme croate Mirko Norac et Tihomir Oreskovic, ainsi que contre des politiciens de haut rang qu’il accusait d’avoir couvert les exactions. Milan Levar a t tu dans un attentat la bombe sur sa voiture dans sa ville natale de Gospic en aot 2002. Aucune poursuite n’a t lance dans cette affaire.

Zeljko Peratovic (2)

Le journaliste dont je vous parlais hier a t relch.

Reporters sans frontires a condamn son arrestation. Je vous livre une partie de leur communiqu trouv sur internet, celle qui prsente ce journaliste.

Mais avant cela je signale un dtail prvisible mais qui a son importance, savoir que ds aujourd’hui la presse croate ne s’intresse plus cette affaire.

Le journaliste a notamment travaill pour diffrents quotidiens dont le dernier en date est Vjesnik. Ses enqutes sur les crimes de guerre lui ont valu de graves difficults. Il a perdu son emploi, a t agress et il est considr comme un tratre par une partie de la population qui refuse l’ide mme que des crimes aient pu tre commis par des Croates pendant la guerre.

En 2003, il a reu le prix de la libert de la presse de la section autrichienne de Reporters sans frontires. En 2005, il avait contact l’organisation pour lui faire part de la surveillance renforce dont il faisait l’objet.

19.10.2007

Zeljko Peratovic (3)

Un article paru hier sur le site du “dnevnik.hr”. A ce moment, Peratovic avait dj t relch.

Peratovic au Thme du jour de Nova TV a affirm que la police avait confisqu les documents qu’il avait rassembls pendant 15 annes et qu’il avaient publis dans les journaux o il a travaill.

Il ne croit pas que les documents qui ont t effacs de son blog sur Blog.hr sont la vraie raison des poursuites politiques. “Ces documents sur le blog s’y trouvent depuis six mois dj. Ils avaient t publis par Nacional, Novi list en partie, et mme Petrac [1] les avait utiliss dans sa dfense. Je ne vois pas que la police frappe la porte d’Ivo Pukanic [2] pour cette raison”, a-t-il dclar.

Le journaliste-blogueur suppose que la direction du SOA [3] est nerveuse en raison des textes dans lesquels il se prononce de faon critique sur la politique de cadres de cette agence.

Rappelons que le journaliste Zeljko Peratovic avait t arrt hier soir en raison du soupon qu’il avait rvl un secret d’tat. La police avait emport de chez lui, sur ordre judiciaire, environ 1.000 crits et trois ordinateurs. Aujourd’hui, autour de 16 heures, la police est galement venue Nova TV o elle a demand que deux documents diffuss soient supprims du blog de Peratovic.

Il y a quelques temps Peratovic avait accus l’tat et il avait prsent les documents ce sujet tous les services comptents.

J’avais prsent ces documents au comit du Parlement pour la politique interne et la scurit nationale, je les avais envoys tous les membres du comit du parlement. Hier soir la police m’a prsent ces mails que j’avais envoys il y a dj deux ans. Ils possdent par enregistrement tous mes appels par mail, sortant et entrant, en remontant jusqu’ trois ans, ils ont ouvert mon post”, affirme Peratovic, et aussi que la police l’a suivi ces dernires annes, d’aprs ce qu’il avait appris, mais qu’il lui tait difficile de le prouver.

Tous les documents qui m’ont t envoys ces derniers temps, je les ai reus d’une adresse e-mail anonyme.

A la question si le motif de son arrestation est d’avoir crit sur l’enregistrement vido de Fatima Skula, Peratovic dit qu’il ne le pense pas mais qu’il ne peut pas le confirmer.

Ils m’ont signal tre l’auteur de cet enregistrement, pour l’avoir distribu, j’ai dmenti tout cela et j’ai dclar avoir men un entretien avec cette personne, aprs qu’elle eut t battue, et je l’avais publi il y a dj sept ans.

Peratovic a dclar ne pas savoir exactement de quoi la police l’accuse, comment il se fait qu’une procdure est mene son encontre, et que chacune de ses dclarations en ce moment peut tre utilise contre lui.

Sur le blog, sur Blog.hr servis, Peratovic a publi plusieurs affaires dlicates de sorte qu’il est difficile de prciser ce qui a induit l’action de son arrestation.

“J’ai remarqu sur l’ordre que la police a reu du Parquet que le directeur du SOA avait demand il y a un mois une acclration du procs mon encontre, c’est pourquoi je peux conclure que les SOAs [sic] taient trs nerveux en raison de mes crits, je ne crois pas [que ce soit] cause des documents en raison desquels on m’accuse formellement, mais cause de mes critiques rptes sur l’embauche non transparente au SOA”, affirme Peratovic.

Peratovic dit que les informations qu’il a publies, selon lesquelles les services de scurit ont engag des employs qui n’ont pas pu passer le test de la sret ainsi que des footballeurs, n’ont jamais t dmenties.

La police criminelle de l’Administration policire de Zagreb, avec un ordre pour saisir les pices mobiles, a “visit” les locaux de Nova TV, dans lesquels se trouve le bureau de Blog.hr, afin de supprimer les documents secrets sur le blog de Peratovic.

La police a effac deux textes du blog, dans l’un est publi un document avec des propositions des services secrets britannique [adresses] au POA [4] pour briser le rseau Gotovina et sur ce qu’ils entreprennent dans le cas Petrac, or ce document a galement t publi dans d’autres mdias.

Peratovic affirme que sa fille et son pouse devaient partir en voyage la semaine prochaine et que cela aurait t moins cuisant si la police tait venue alors. Hier se trouvaient dans son appartement, sa belle-mre, son pouse et sa fille en bas ge.

“Ils ont voulu m’intimider en faisant pression sur la famille au moment o le parlement ne sige pas, ce qui fait que le comit comptent ne peut pas ragir. Ils se sont lgrement fourrs le doigt dans l’oeil”.

“Leur timing tait erron. Ils n’ont pas compt que la campagne lectorale est en cours et que les partis allaient prendre leurs distances sur une rpression de ce genre. De la sorte ils m’ont rendu service”, a dclar Peratovic, en prenant part l’mission Le Thme d’aujourd’hui de Nova TV.

Aujourd’hui arrive un soutien de toutes parts Peratovic, et galement des partis politiques mais il n’en sait rien.

“Mon portable est encore la police, et je ne sais donc pas qui m’apporte un soutien”.

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[1] Hrvoje Petrac : figure de la pgre zagrboise. Purge actuellement une peine de prison pour une affaire d’enlvement.

[2] Ivo Pukanic : fondateur de l’hebdomadaire Nacional

[3] SOA : Sigurnosno-obavjestajna agencija : l’Agence de la sret et du renseignement

[4] POA : Protuobavjestajna agencija : l’Agence de contre-espionnage.

21.10.2007

Zeljko Peratovic (4)

Article paru sur le site du “Jutarnji list” et dat d’hier (20-10-07).

L’arrestation de Peratovic : “Si le

coup est mont, quelqu’un rpondra”

Zagreb – Dubrovnik - Le Premier ministre Sanader a affirm aujourd’hui Cavtat que pour lui le cas du journaliste Zeljko Peratovic, qui a t arrt pour avoir prtendument livr des secrets d’tat, est termin.

Je ne sais pas qui a fait quoi, mais je sais une chose – nous sommes contre un tel mauvais traitement des journalistes, parce que je suis absolument pour la libert des mdias et cela nous l’avons montr durant ces quatre annes. Si quelqu’un a mont le coup, tant donn la campagne prlectorale, celui-l sera sanctionn. Est-ce Dundovic (le chef remplac de la police criminelle, note du journaliste) ou quelqu’un d’autre, c’est ce que nous verrons. La libert des mdias n’a pas de prix, elle est le pralable de la dmocratie et il en sera ainsi, a dclar Sanader avant l’inauguration officielle des canalisations de Cavtat.

Le prsident Stjepan Mesic a lui aussi soulign aujourd’hui que la libert des mdias est la base de la dmocratie et qu’il s’engagera toujours pour la libert de la parole publique, laquelle inclut galement la responsabilit. Il a ajout qu’il n’est pas au courant des dtails de l’arrestation du journaliste Zeljko Peratovic et donc qu’il “ne peut pas juger de sa lgitimit”.

Aprs avoir t arrt jeudi, et avoir termin vendredi soir l’hpital pour s’tre trouv mal suite l’interrogatoire policier durant toute la journe, le journaliste indpendant Zeljko Peratovic ne s’est pas trouv aujourd’hui la police. Son avocat Kresimir Skarica nous a dit cet aprs-midi que le MUP [1] les avait informs que la fouille de ses affaires tait termine. Skarica s’est nanmoins tonn d’une telle dcision du MUP.

Pour moi ce n’est pas logique qu’ils aient termin la fouille tant donn que pas mal d’affaires de Peratovic qui lui ont t prises n’ont pas t examines – affirme Skarica. Lors de la fouille, explique Skarica, doivent tre prsents soit Peratovic soit lui en qualit de son avocat.

Rappelons que Peratovic avait t arrt mercredi pour tre souponn d’avoir livr des secrets d’tat, et la police s’tait particulirement intresse au document du POA [2] datant de 2003, lorsque le directeur tait Franjo Turek, dans lequel sont analyss des crits de journalistes, dont certains de Peratovic, propos du fait que Gotovina [3] avait sjourn en Croatie.

Jeudi Peratovic avait t relax, aprs quoi il avait pass tout le vendredi tre interrog la police criminelle o la fouille de ses affaires avait t effectue. A la fin de la journe il s’tait senti mal – son coeur avait commenc battre, sa bouche tait devenue sche et il avait t pris de vertiges. La police avait appel les Urgences et il avait t amen Rebro, o il avait reu une piqre calmante puis t envoy au EKG [4].

Son avocat dit que les mdecins avaient voulu le garder l’hpital mais que Peratovic avait insist pour qu’ils l’autorisent rentrer chez lui.

Il est maintenant dans le cercle de sa famille et il est calme – nous a dclar Skarica. Etant donn que l’enqute est termine, Skarica explique que le procs verbal s’en va au Parquet qui doit rendre une dcision. Nous saurons tout lundi – a dclar l’avocat.

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[1] MUP : Ministarstvo unutarnjih poslova : le Ministre de l’intrieur

[2] POA : Protuobavjestajna agencija : l’Agence de contre-espionnage

[3] Gotovina : Gnral de l’arme croate. Il attend actuellement d’tre jug par le TPIY pour crimes de guerre[4] EKG : Elektrokardiogram

Rem : Comment le Premier ministre peut-il dire qu’il ne sait pas qui a fait quoi mais que pour lui le cas est clos ??? Quant au Prsident, cette affaire semble le tremper dans la mme ignorance.

31.10.2007

Zeljko Peratovic (5)

Je suis oblig de revenir sur l’affaire Peratovic malgr que ce journaliste ait t remis en libert.

Article paru avant-hier (29-10-07) sur le site “Business.hr“. Le contenu reste valable.

La liste des objets qui ont t saisis chez Peratovic montre quel point les fonctionnaires de police ont compris avec zle leur devoir. C’est ainsi que les policiers ont emport de l’appartement du journaliste indpendant tout le matriel pour l’ordinateur, y compris le moniteur, le clavier et l’imprimante – par consquent des instruments techniques sur lesquels thoriquement ne peuvent rester inscrites aucunes donnes que ce soit.

Les objets saisis n’ont toujours pas t restitus Peratovic de sorte qu’un des journalistes les plus bnfiques en Croatie, qui s’occupe d’enqutes sur la corruption et la criminalit dans les cercles de l’tat les plus haut placs, est rest sans moyens de travail un mois avant les lections. Peratovic vit encore dans l’incertitude et peut-tre sera-t-il soulev son encontre une accusation, le pire pilogue incluant la possibilit que Peratovic finisse en prison pour trois annes en raison de “rvlation de secret officiel”. Ce mme secret qui avait t publi en avril 2007 mais qui n’avait drang personne jusqu’ la priode prlectorale. Dans l’espoir que l’opinion publique et les institutions comptentes comprennent dans quel danger se trouve la libert de parole en Croatie, nous publions l’ordre de perquisition de l’appartement de Peratovic ainsi que la liste de la documentation et du matriel confisqus. [...]

Hvala i mojoj čekoj virtualnoj prijateljici na blog podrci:

16.11.2007

Co dovolit tajnm slubm?

Ministr Martin Řman přiel se staronovm nvrhem vraznho usnadněn prce tajnch slueb. Kontrola telefonnch hovorů, jejich dlky včetně lokalizace osob, obsah textovch zprv, elektronick poty, a to a rok zpětně. To ve skutečně tajnm slubm prci usnadn. Změr je odůvodniteln bojem proti terorismu, extremismu a jinm strakům na doby. Vdyť clem BIS jakoto vnitřn zpravodajsk instituce je prvě zskvn, shromaďovn a vyhodnocovn informac vznamnch pro bezpečnost sttu, ochranu stavnho zřzen a důleitch ekonomickch zjmů země. Znělo by to snad i konejivě, kdyby se na druhou stranu počtalo i s poslenm kontrolnch mechanismů, kter by se zaměřily na omezen přpadů zneuit těchto zpravodajskch technik. Měla zde platit přm měrnost, vce prv k sledovn občanů i cizinců vce kontroly. Zpravodajsk sluby se lidově neoznačuj nadarmo tajn. Z jejich činnosti se toho logicky ven moc nedonese, a i proto mon na běn občany působ tak trochu jako střela, o n se nev, co je ve skutečnosti jejm clem a kdo ji vystřelil. Při čten zprv o nvrhu na poslen tto zpravodajsk techniky se mně vybavil jeden aktuln přpad od jinud. V turisticky oblbenm Chorvatsku se nedvno odehrla afra, jejm hlavnm hrdinou se nechtěně stal novinř eljko Peratović. Peratović byl zadren, jeho byt byl důkladně prohledn, byly mu zabaveny dokumenty z jeho archvu a osobn počtače, a jako třenička na dortu byl obviněn ze zveřejněn sttnho tajemstv, je představovaly tři dokumenty, na svm blogu. Dobře mu tak, řeklo by se. V celm přpadu je vak několik ale. Prvnm ale je, e se zjistilo, e informace, je byly předmětem supertajnch dokumentů, u dřve zveřejnila jin mdia. Druhm ale je, e sttnmu zastupitelstv podnět ke sthn novinře podala tamn tajn sluba. A poslednm velkm ale je, e Peratović se mimo jin dlouhodobě zaměřoval na problematiku chorvatskch tajnch slueb a různch nevarů ji obklopujcch jako např. zaměstnvn bvalch fotbalistů a jinch znmost namsto mladch odbornků. Tyto novinřovy prohřeky zavdaly přčinu k jeho odposlouchvn, monitorovn jeho poty, včetně t elektronick, a vystilo v policejn popotahovn typu totalitnch praktik. Tajn sluby namsto toho, aby se zaměřily na boj proti ivlům ohroujcm stt, se raději zaměřily na boj proti ivlu ohroujcmu vyhřt idle funkcionřů. Zjednoduen prce tajnm slubm je tedy v zsadě snad dobrou mylenkou, vdyť jsou tu k zajitěn na bezpečnosti, mus vak existovat dostatečn mechanismy kontroly prvě proto, aby se zamezilo zneuit jejich činnosti k prosazovn různch nesttnch zjmů.

16.11.2007

Kdo je eljko Peratović / Tko je eljko Peratović

eljko Peratović

* chorvatsk novinř a bloger (http://peratovic.blog.hr/) na voln noze; * nositel několika mezinrodnch novinřskch oceněn; * působil jako reportr o vlečnch děnch v Chorvatsku, po vlce se zaměřil mimo jin na problematiku vyetřen pravdy o vlečnch udlostech v Gospići (zejmna zločiny proti lidskosti nad srbskmi civilisty v tto oblasti) a v tto souvislosti se ujal i přpadu Milana Levara, kter byl později zavraděn. Pot se zaměřil na obstrukce ve vyetřovn Levarovy vrady. Dlouhodobě se zabv otzkou chorvatskch tajnch slueb a různch nevarů ji obepltajcch. V tto souvislosti se zabv i tmatem vlečnch profitrů.*

slobodni novinar,

*

dobitnik nagrada za novinarstvo,

* bavi se (među ostalim) problematikom tajnih slubi, istrage slučaja Gospić, ubojstva Milana Levara

Za vie informacija posjetite stranice / vce informac na: Peratovic Net; 45 Lines on Blog.hr; 45 Lines on Mojblog.hr; 45 Lines on Pollitika.com
12:50 Publi dans Hrvatska / Chorvatsko / Croatie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Croatie

Commentaires:

Content de voir qu’il existe quelqu’un qui s’intresse galement au journaliste Peratovic. Salutation aux amis Tchques et solidarit avec les blogs qui dnoncent les affaires de corruption et de criminalit.

Pozdrav.

Ecrit par : Nabucho | 16.11.2007

Posledn rozhovor s Mićem

Friday, June 29th, 2007

Fokus, 1. zř 2000

Přpad Levar

N novinř telefonicky kontaktoval Milana Levara bezprostředně před jeho zavraděnm. Tento vzruujc portrt je psn rukou jeho přtele a člověka dobře informovanho o temnch hrch na chorvatskm předsl Haagu.

Svědectv o zavraděnm přteli

Posledn rozhovor s Mićem
(Pozn. překladatele: Mićo je zdrobnělina chorvatskho jmna Milan)

Kdy mně v ponděl 28. srpna kolem 17 hodiny zavolal kolega a přtel z Novho listu Robert Frank a tzal se mě, zda mohu prověřit anonymn informaci, kterou obdrela jeho redakce, o tom, e Milan Levar spchal sebevradu, řekl jsem mu, e se mi nechce ztrcet čas hloupostmi. S Mićem jsem mluvil po telefonu toho dne kolem poledne a zdl se mi bt odhodln silněji ně kdykoliv předtm. Komentoval novinov vstup Mila Kosoviće, bvalho velitele brigdy domobrany z Gospiće, jen byl vedle generla Rahima Ademije Pedro akce Medačsk kapsa. Levara potěila skutečnost, e Kosović promluvil, i kdy řekl pouze setinu pravdy. Uvedl: Hrout se vztahy mezi těmi, kteř jsou odpovědni za chorvatskou ostudu. Kosović nemluvil přmo o vlečnch zločinech, kter byly při akci spchny, avak je vidět, e nepromluvil bezdůvodně. Boj se o sebe a jmenuje generla Norace a ministra uaka představujc dvě nařizovac linie v chorvatsk armdě, a i to něco znamen. Alespoň to nen jen sm Levar, kter je připraven hovořit o těchto zleitostech.

Mićo mě při tto přleitosti upozornil na těkou situaci, v n se ocitla sestra Zdenka Ropce, jednoho z haagskch svědků v přpadu Gospić, kter kvůli trvalm vhrůkm pro bratrovu zradu nala dočasně točitě v psychiatrick klinice. Nemus o tom spt, ale je dobr, abys o tom věděl, řekl mi. Postěoval si mně na jednoho bvalho politika z Liky, kter věčně o něčem kalkuluje a o zločinech v Gospići je připraven promluvit jedině, pokud by byl přmo ohroen, ale pochop, i on je odpovědn za určit udlosti, ke kterm dochzelo v Lice.

Oznmil, e se brzy sejdeme a poslal mě za lidmi, od nich bych mohl zskat dokumenty o udlostech v akci Medačsk kapsa. Dodal jetě, e mi zavol navečer, protoe teď m nějakou prci v dlně.

Myslel, e je nezničiteln

Vzhledem k tomu, e Mićo Levar byl osobou se sklonem k černmu humoru, rozhodl jsem se na konec, e mu zavolm a zeptm se ho, jestli je pravda, e se zabil.

Telefon v bytě ani mobiln telefony, kter vlastnil, nikdo nezvedal. To mě znepokojilo, ale pomyslel jsem si, e je mon, e se nhle rozhodl někam cestovat s rodinou, enou Vesnou a synem Leonem, k čemu se nezřdka uchyloval. Mon se vydali do na koupn do Karlobagu.

Zavolal jsem jednomu společnmu znmmu, bvalmu přslunkovi generlnho tbu chorvatsk armdy, a v legraci jsem se ho zeptal, jestli slyel fmu, e se Levar zabil. Odpověď mě ohromila: Nezabil se, ale je mrtv. Oznmila to před chvl jeho ena Vesna. Stal se obět exploze v jeho dlně

okovn jsem předal informaci Frankovi do Rijeky. Ve mi bylo jasn a vůbec jsem nepochyboval, e to byl atentt, i kdy brzy se ke mně dostaly informace, e přčinou jeho smrti bylo neopatrn zachzen s propanbutanovou lahv.

Pak mně v panice zavolal jeden Levarův přtel z vlky, pracovnk jedn z chorvatskch tajnch slueb: Zavradili ho! Řkal jsem mu před několika dny, e se skutečně připravuje jeho likvidace a ať přestane vychzet na veřejnost. Zael přli daleko. Myslel si, e je nezničiteln. Neposlechl mě!

Tajn agent jako pokaen deska opakoval, jak Mićovi v dobrm řekl, ať přestane v jeho slepm sil. S nmahou jsem ukončil rozhovor.

Haagsk svědek

Levar il s vědomm, e bude zastaven vradou. Ale jak a proč se mohlo stt, e ho zabili po 3. lednu (den změny mocenskch sil v Chorvatsku, pozn. překladatele), z něho měl radost jako mal dtě a mluvil o tom, e Chorvatsku zaklepal na dveře prvn stt a e teď u nepotřebujeme haagsk soud. Nae zločiny budeme moci soudit v naem demokratickm a prvnm sttě, řekl mi zřc radost během krtk schůzky potom, co se jako Mesićův osobn přtel, častnil jeho inaugurace do funkce prezidenta.

Milan Levar poskytl od roku 1992 do dnes stovku rozhovorů domcm i zahraničnm mdim, a v roce 1997 vypovdal jako svědek u haagskho soudu o udlostech, ke kterm dochzelo v roce 1991 v Gospići. Několikrt se pokoueli spchat na něj atentt, střleli na jeho rodn dům, v něm ije jeho matka Katica, a na dvůr, na něm teď přiel o ivot. Dokonce se ho pokoueli zavradit jedem a od t doby nepil kvu s cukrem. V kapse nosil uměl sladidlo.

Před vlkou se častnit tměř kad pranice v Gospići. Z leteck akademie v Mostaru ho vyloučili, protoe v patncti letech napadl jednoho kapitna, kter se dotkl jeho chorvatsk nrodn hrdosti.

Z vlky je znm jako energick bojovnk. Bojoval v prvn linii obrany Gospiće společně asi s třemi destkami lid, kteř jetě v ltě 1991, jako zsahov sbor Paji imiće, udrovali předn pozice ve směru k Ličskmu Osiku.


Se smrt se setkval velmi často, a proto byl jeho čern humor těko pochopiteln lidem s citlivmi aludky. Sml se, kdy mně vyprvěl o hrobařch, kteř na zdech přeneli polozapadl těla obět vlečnch zločinů a červi o velikosti jednohubek lezli hrobnkům po zdech dolů.

Řekl mi, e armdu opustil, kdy i on sm dostal rozkaz k zabit civilistů. Neel jsem do vlky, abych zabjel babky jako ti, kteř si koupili sv chorvatstv za krev a penze, to byla věta, z n si učinil rčen.

Mićo a vykupitel z UDBAsk minulosti
(Pozn. překladatele: Udbaov = tajn agenti a spolupracovnci komunistick sttn bezpečnosti komunistick Jugoslvie)

Alkoholu se nedotkl u patnct let od otcovy smrti. Jen kva a minerlka. Mohli jste si snm povdat hodiny a dvat se, jak pije tyto npoje. Ti, kteř ho neměli rdi, v tom viděli znak toho, e Mićo nen normln. Jeden bval politik HDZ mě letos v zimě, zatm co pil dest pivo, přesvědčoval o tom, e Milan Levar nen pořdn chlap, protoe sprvn mui nepij minerln vodu a kdo to můe vydret hodiny, m určitě kromě pokozenho fyzickho zdrav naruen i zdrav duevn.

Kdy jsem den před jeho smrt rozmlouval na terase hotelu Dubrovnk v Zhřebu o přpadu Medačsk kapsa s dvojic muů z Liky, jednm tajnm agentem i jednm bvalm vysokm politikem HDZ, oba se mě snaili přesvědčit, e Milan Levar je psychicky nemocn. Proč u konečně nepřestane mluvit? Svět se zakld na dohodch. Proč nepřijme to, co se mu nabz? Mohl by si dlouho krsně t, kdyby byl chytr. Copak si mysl, e je Je?! Jen jeho řečmi se nic nedoke, potřeba jsou psemn důkazy! Na zem Liky jsou různ kosti jetě z dob Turků, na některch masovch hrbech u rostou lesy!

U dřv jsem poznal, e jetě nedvn společnci se k němu odvracej zdy, a vechno to, co o něm řkali jeho dlouhodob nepřtel jsem přijmal, jako kdy mi někdo řekne dobr den. Nijak zvlť překvapen povdnm t dvojice muů z Liky jsem mu přetlumočil čst jejich rozhovoru. Nijak zvlť se tomu nepodivil.

Poslal je k čertu s tvrzenm, e oni vichni se chtěj ze sv patn UDBA-minulosti vykoupit a nejsou o moc lep ne ti, kteř dvali přkazy nebo vykonvali zločiny. O zločinech mluv pouze z vlastnho prospěchu nebo aby si vyřdili čty. Uboh bude Chorvatsko, pokud se takov opět budou podlet na moci.

I přtel se k němu otčeli zdy

Několikrt se mi, kdy by se rozzlobil na některho ze svch společnků, dokzal svěřit, kdo vechno z bvalch sttnch nebo vojenskch piček dal svědectv haagskm vyetřovatelům tajně, jako by si ochrnili vlastn kůi. A k tomu dodal: j dělm ve veřejně a neobchoduji s cizm netěstm jako různ falen ochrnci lidskch prv. Často se k němu přtel otčeli zdy, kdy nemohli vydret jeho nekompromisnost a vytrvalost.

Za zl mu to měl i haagsk soud i ty veřejně znm osoby, kter z Chorvatska udrovaly blzk styky s řadem alobce v Haagu. Pot, co s dvojic gospićskch obrnců, Zdenkem Ropcem a Zdenkem Bandou, v roce 1997 svědčil v Haagu a při tto přleitosti se nedohodli na statusu chrněnch haagskch svědků, uspořdali tiskovou konferenci a nařkli soud pro nečinnost.

Ropac, Bando a Levarův ochrnce, policejn inspektor z Gospiće Tomislav Oreković, později přece jen odcestovali do Německa s dajnmi zrukami haagskho soudu, a Levar zůstal a mluvil o Gospići. Tak jsem ho i poznal na začtku minulho roku, kdy mně zatelefonoval a nabzel nov svědky a vyprvěn o vlečnch zločinech v Lice, neboť měl dojem, e zleitost s Haagem je na mrtvm bodě.

Na zkladě několika textů, kter jsem zveřejnil minul rok bval sttn alobce Berislav ivković zahjil vyetřovn. Kdy letos na jaře odstupoval z funkce, ivković se prvě tmto chvlil, neboť za něj sttn zastupitelstv reagovalo i na novinov nadpisy.

Mezitm, ani v průběhu vyetřovn, ani pot, v dubnu, kdy haagt vyetřovatel započali s kopnm v okol Gospiće, Milana Levara nikdo nevyzval, aby poskytl informace, je měl.

Protivnci se ho bli. Bli se jeho fyzick sly, dovednosti a clevědomosti. Nenosil pistoli k sebeobraně, jen skldac nů. Maj prvo střelit po mně jen jednou. Kdy minou, věd, co je ček, řekl mi při jedn přleitosti bez mrknut okem. Byl si vědom sv vznětliv povahy a dobře věděl, e je třeba vyhbat se přpadnm arvtkm na ulici nebo v kavrně, proto se i snail, aby se nedostal situace, kdy by někoho zabil nebo kdy on by byl zabit při vyřizovn čtů, kter by se označilo za obvyklou arvtku.

Přesto ho zastavili

Ozval se mi loňsk lto a nadval, e ho před chvl zfackovala ena ulici. Uklidnil jsem ho a on pak pokračoval: Prvě jsem přijel k mminu domu, kdy z jednoho auta zhřebsk poznvac značky vystoupila jedna drobn ena a zeptala se mě, jestli jsem Milan Levar. Zeptal jsem se j, co potřebuje. A ona se rozzuřila jako frie a zfackovala mě, přitom křičela, e je ena Tihomira Orekoviće a e j jsem j svm těknm zničil rodinu. Nemohl jsem uvěřit tomu, e je Tiho takov zbabělec a pole na mě svou enu. Zavolal jsem ti, abych ho teď nemusel hledat po hospodch a abych neudělal nějakou hloupost, kvůli kter by to, o čem jsem mluvil, přilo nazmar.

O Milanovi Levarovi si mnoz mysl, e je zrdcem a maj radost z jeho smrti. Jestli jsem j zrdce, a bval gospićt Jugoslvci, komunisti a Srbov, kteř si změnili jmna a přjmen, lep Chorvat ne j, ať jsou. J nikdy neustanu v myslu očistit můj chorvatsk lid od pny a obvinm za zločiny jak konkrtn osoby z Chorvatska, tak i členy cizch tajnch slueb, kteř jsou odpovědn za smrt stovek mch spoluobčanů Srbů i Chorvatů. Jestli jsem j zrdce proto, e nechci, aby cel můj lid byl v nsledujcch padesti letech označovn za původce genocidy, ať jm jsem. V sil, aby se dostala pravda na světlo o tom, co vechno se zde dělo, mě nezastav ani Haag, ani Washingtonm, ani Moskva a u vůbec ne nějac zdej zbabělci a pitomci, jejich inteligence je na rovni pokojov teploty!

Levara někteř povaovali za cizho agenta a v tom spatřovali zklady a motivy veho, co dělal. Na takov obviněn nebral ohled. Jen by dodal: Jak jsem j tajn agent, kter nenvid tajemstv. Vechna tajemstv bych zakzal zkonem.

Kdyby byl v Gospići v ponděl zabit kdokoliv druh, Milan Levar by se u snail, aby se veřejnost dozvěděla, jak byl zavraděn, kdo ho zavradil a kdo vradu objednal.

Mićo, stle jetě čekm, e mi zavol.